4 février 2012

Il y a des soirs où les hommes et les femmes politiques de notre ville doivent prendre des décisions importantes pour l’avenir de Comines-Warneton. Des décisions qui doivent dépasser l’idéologie basique d’un parti, transcender le clivage gauche droite, ne pas se soucier du moment (année électorale) mais qui doivent prendre en compte les besoins de nos concitoyens, des décisions qui doivent répondre à l’actualité économique et sociale de notre ville et qui doivent également assurer un avenir meilleur à moyen et long terme.

Hier, le Conseil Communal a accepté l’extension de l’usine Claerbout Potatoes. Et je remercie les conseillers (Action & PS) qui ont eu le courage politique de prendre cette décision. Qui peut, aujourd’hui, refuser la modernisation d’un outil industriel dans un contexte de crise économique et social ? Qui peut refuser, dans un climat fiscal favorable, 60 à 80 nouveaux emplois pour notre ville ? Qui peut entraver par la même occasion le développement d’autres entreprises cominoises qui participeront aux travaux à réaliser ? Qui peut se permettre d’attaquer les agriculteurs pour leur (soi disant) pulvérisations excessives et leurs cultures intensives alors que la législation européenne garantit le contraire ? Qui peut se permettre de renier toutes les autorisations des autorités compétentes qui assurent un niveau de sécurité élevé ?

La démocratie permet à chacun de nos représentants de débattre, de revendiquer ces idées, de poser des questions et de demander un complément d’information. Mais la critique étant aisée, les peurs étant faciles à susciter,  l’exercice demandait des contre-propositions. Pour Ecolo, il n’y en a eu aucune. Pour le MR, il y a eu un semblant de propositions. Un semblant car la proposition la plus importante était d’une part démagogique, d’autre part illégale. En effet, la droite cominoise a émis la proposition suivante : obligation de 30% de Cominois dans le volume globale de l’emploi. Démagogique car, en réalité, ce sont presque 50% de Cominois qui travaillent déjà dans cette entreprise et le changement de régime fiscal pour les transfrontaliers favorisera l’engagement de belges. Illégale parce que la législation européenne ne permet pas ce type de décision.

Le courage politique était donc bien de mise hier soir. Nous aussi, nous aurons notre moment de courage politique au mois d’octobre de cette année. Et c’est à ce moment là que nous devrons rappeler à chacun des prétendants  qu’ils sont élus pour nous représenter et pour prendre les bonnes décisions pour l’avenir de Comines et ses citoyens.

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